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5 février 2026

« Cet amour les poussa à servir leurs frères »

Le 13 décembre 2025 à Notre-Dame de Paris étaient béatifiés une cinquantaine de chrétiens Français « morts par haine de leur foi » sous le régime nazi en 1944 et 1945. Parmi eux, une vingtaine de scouts, ayant choisi de vivre leur Promesse jusqu’au bout, au péril de leur vie.

« Dans cette obscurité se trouvent des points de lumière », soulignait Mgr Jean-Claude Hollerich dans son homélie. « Ils avaient un amour immense pour Dieu, pour le Christ. Cet amour les poussa à servir leurs frères partis pour le travail forcé en Allemagne. Oui, il ne peut y avoir d’amour de Dieu sans l’amour du prochain. »

« À la suite de nos Martyrs, ayons à cœur d’être de fidèles disciples du Christ, Prince de la Paix, et demandons à ceux que nous célébrons aujourd’hui, de nous obtenir la grâce de vivre notre foi. Le pape François disait toujours que la conversion part de la tête et passe au cœur, mais ce n’est pas assez, elle doit passer aux mains et aux pieds. Demandons la grâce de vivre notre foi, et ainsi de travailler au service de son Royaume. »

  • Joël Anglès d’Auriac (scout à Toulon) : « Je meurs avec le sourire, car le Seigneur est avec moi, et je n’oublie pas qu’un Routier qui ne sait pas mourir n’est bon à rien… » « Je suis tout tranquille… car je vais à Jésus-Christ ».
  • Robert Beauvais (scout à la 28e Paris) : Son ami Georges Gandon : « Le souvenir que je garde de Robert est celui d’un garçon tout à fait convaincu pour qui la foi était quelque chose qui se vit tous les jours dans les actes les plus simples de la vie. Pour lui, la prière scoute était un engagement personnel, total, impliquant tout l’homme. Il l’a vécu jusqu’au bout. »
  • Jean Bernier (scout en camp de prisonnier) : « Dans cette promesse, je voudrais garder et découvrir de plus en plus, le vrai devoir de catholique, prêt à servir dans les rangs de ceux qui se donnent. »
  • René Boitier (scout en camp de prisonnier)
  • Maurice Bouchard (scout en camp de prisonnier)
  • Frère Gérard Cendrier  (scout à la 8e Paris) : à Buchenwald, à bout de forces, il avait encore partagé son pain avec un Russe qui avait faim. Comme ses amis le lui reprochaient : « Donner de ton pain, c’est te suicider », il avait rétorqué : « François d’Assise, mon Maître, n’aurait pas répondu autrement que : je l’ai fait ».
  • Lucien Croci (scout à Vincennes)
  • Robert Défossez (scout en camp de prisonnier)
  • Louis Didion (scout en camp de prisonnier)
  • Abbé René Giraudey (diocèse de Luçon, aumônier scout clandestin à Berlin)
  • Claude Lebeau (responsable d’un groupe clandestin en zone occupée)
  • Jean Lépicier (scout à Anger)
  • Raymond Louveaux (scout à Saint-Mandé)
  • Bernard Morizot (scout à Avallon)
  • Bernard Perrin (scout à la 1re Lyon) : « Se donner avec fougue, totalement, d’un grand élan. Et qu’importe si dans cet enthousiasme, il entre un peu de naïveté ! Il y a bien assez de sages, de jeunes vieillards, de prudents, et de mesurés, pour compenser, et au-delà, notre folie. »
  • Abbé Pierre de Porcardo (aumônier scout à Saint-Germain-en-Laye) : « J’offre ma vie pour la France, j’accepte le sacrifice que m’envoie le Bon Dieu »
  • Jean Préhu (scout à Laval) : « Nous tenons, bons. Ils ne nous auront pas. Ils ne sont pas assez forts pour vaincre le Christ. »
  • Gaston Raoult (scout à la 6e Le Havre)
  • Robert Saumont (scout en camp de prisonnier) : « Je veux devenir scout car j’y vois mon idéal (…) pas de meilleur que celui de se dévouer pour son prochain. Aimer son Dieu, aimer son prochain doit être le programme de tout Routier. »
  • Jean Tinturier (scout à la 2e Bourges)